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Revue Internationale d'Intelligence Économique

2101-647X
Nouvel éditeur au 1er janvier 2016
 

 ARTICLE VOL 1/2 - 2009  - pp.151-153
TITRE
Éditorial : Trois dimensions de l'intelligence économique

RÉSUMÉ

Avec ce deuxième numéro et de nouveaux appels à communication, la R2IE confirme son ambition dans le domaine de la recherche en intelligence économique. Lors du lancement de la revue nous avons reçu de nombreuses marques de soutien  qui nous ont confortés dans notre démarche et notre conviction qu’une revue spécialisée dans cette matière a toute sa place. Les récents développements de l’actualité nous montrent d’ailleurs qu’une dynamique s’est mise en place autour de l’IE, dans laquelle nous souhaitons nous inscrire sur le plan de la recherche.

 

L’intelligence économique passe à la vitesse supérieure au niveau gouvernemental.

 

Erigée au rang d’instrument de coordination des activités stratégiques, elle intervient désormais en soutien de la politique économique nationale grâce à la création d’une délégation interministérielle à l’IE. Le poste de coordinateur interministériel est pourvu au profit d’un homme issu du monde de l’entreprise, Olivier Buquen. A 46 ans, cet ancien conseiller général du Morbihan et ancien maire de Carnac, est passé par BNP PARIBAS et Plastic Omnium. Olivier BUQUEN met actuellement en place son équipe avec une attention particulière pour l’enseignement et la recherche. Il sera en charge de la protection les actifs stratégiques nationaux, du renforcement et de la mise en œuvre la politique française d’IE, et de veiller sur les évolutions scientifique, technologique et économique stratégiques de la nation.

 

L’intelligence économique a de surcroît conforté, en 2009, son statut de pratique managériale.

 

Le contexte de crise a révélé un peu plus la nécessité de maîtriser l’information afin d’anticiper les ruptures voire, dans la mesure du possible, de les amortir. Pour preuve, il est ressorti de multiples discours sur les stratégies de sortie de crise tout un champ lexical relevant d’une terminologie relative à l’information et à la communication: « confiance », « anticipation », « vigilance », « surveillance », « transparence »… Rarement le contexte économique, sociétal ou géopolitique aura tant légitimé le recours à une méthodologie du maniement informationnel : élection d’Obama et doctrine du « soft power », explosion du marché de l’informatique décisionnelle et reporting, renforcement de la lutte contre la criminalité financière et la cybercriminalité, affaires d’intrusions informatiques et sécurité, affaires d’espionnage et déontologie… Chacun d’entre nous possèdera en 2010 des moyens techniques suffisants pour collecter des volumes de données considérables. Ce qui sera toutefois discriminant, entre utilisateurs avertis et novices, c’est l’adoption d’une posture intellectuelle caractérisant l’IE : savoir traiter l’information pour créer de la connaissance et en extraire de la valeur. 

 

 

EPISTEMOLOGIE, METHODE ET PRATIQUES : REGARDS CROISES

 

Dans tous ses aspects, l’IE est stratégique et mobilise un double savoir-faire en matière de traitement de l’information (interprétatif et discursif). Elle exige par conséquent de la rigueur, dans sa conception comme dans ses usages ; dans la manière dont on appréhende, puis dont on communique. C’est cet impératif de rigueur qui justifie une interrogation épistémologique à son sujet : a-t-on, aujourd’hui, le recul suffisant pour développer une pensée critique à l’encontre d’un champ de recherche transdisciplinaire et de pratiques à bien des égards intuitives ? 

 

Tout juste quinze ans après l’apparition officielle en France de l’IE, la Revue Internationale d’Intelligence Economique a souhaité susciter ce questionnement encore peu débattu, victime du cloisonnement de la recherche. Formuler un consensus et circonscrire un corpus théorique pour l’IE est une tâche considérable, si l’on s’inspire de Nicolescu (1996) et des trois postulats méthodologiques qu’il formule pour définir la transdisciplinarité : l’existence de différents niveaux de réalité et de perception, la logique du tiers inclus et la complexité. Ce second numéro de la revue entend donc modestement initier le débat, grâce à des auteurs proposant un socle commun de réflexion. Et il n’est qu’un point de départ : la revue poursuit l’ambition de favoriser l’émergence d’une philosophie de l’IE, qui fédèrera des idées provenant de cultures et de courants très divers. Ainsi, nos prochaines publications comporteront systématiquement des approches méthodologiques.   

 

En ce qui concerne plus spécifiquement le présent numéro, nous abordons successivement l’IE sous le prisme de trois dimensions : l’humain, la technique, et le territoire. Les articles fondamentaux que nous vous proposons ont été volontairement sélectionnés selon des critères théoriques précis, qui nous semblent représentatifs  des réalités de l’IE aujourd’hui.

 

 

DOSSIER « DIMENSION HUMAINE »

 

Le premier dossier examine la relation de l’homme à l’IE. En effet, tout dispositif d’intelligence économique supposé relier l’information à l’action procède de l’émergence de connaissances, permise par un incontournable effort de communication (MOINET). Ce même effort constitue un levier de la gouvernance, justifiant le passage d’un management de l’information à un management par l’information. Sous cet angle, le processus de prise de décision revêt les caractéristiques d’un système autopoïétique (BRUTE DE REMUR). Mais la « bonne gouvernance » n’est pas seulement une question interne à l’organisation : la constitution de réseaux humains pose le problème de l’éthique, à l’heure où les chartes de bonnes pratiques peinent à démontrer leur vocation régulatrice (MARCON). Ce premier dossier se penche également sur le statut de l’information dans la société de l’urgence. Ainsi, on relèvera que l’attitude (au sens psychologique du terme) face aux crises est l’un des éléments clés conditionnant leur résolution (PUNDRICH, BRUNEL & BARIN-CRUZ). De la même manière, un an après l’éclatement de la crise financière, le lien entre l’information sur les entreprises et les activités de marché méritait d’être développé (BOYA).

 

 

DOSSIER « DIMENSION TECHNIQUE »

 

Dans un second temps, la revue aborde la dimension technique de l’IE. Intégrer une démarche de surveillance de l’environnement stratégique à un système d’information est souvent un projet titanesque, d’une technicité importante. Le recours à l’analyse systémique, à travers l’examen de ce qui distingue et de ce qui relie l’environnement aux SI, permet d’en réduire la complexité (ABENNANI & LAGHZAOUI). Une fois mis en place, un tel dispositif constitue un atout concurrentiel majeur, qu’il convient évidemment de préserver des atteintes. Et on s’aperçoit à ce titre que si la normalisation et la standardisation des SI permettent leur interopérabilité, cette dernière est un facteur de vulnérabilité informationnelle. Rigueur et discernement sont donc impératifs dans la conception d’une politique de sécurité informatique (DE SEREVILLE).

 

 

DOSSIER « DIMENSION TERRITORIALE »

 

L’actualité politique ne dément pas la dynamique de décentralisation entamée en 2003. Dotés d’une autonomie qui se renforce en permanence, les territoires sont toujours plus nombreux à s’approprier la démarche d’intelligence économique en vue de soutenir l’activité économique des entreprises. Mais cette pratique revêt des spécificités organisationnelles qui interdisent une simple transposition des méthodes traditionnelles. Ainsi, diverses approches de « l’intelligence territoriale » sont possibles (PELISSIER). Il est par ailleurs intéressant d’observer quels sont les compétences et les métiers impliqués dans une telle démarche (KNAUF & GORIA).

 

 

Nous vous souhaitons une très agréable lecture.

 

 



AUTEUR(S)


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Français

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