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Revue Internationale d'Intelligence Économique

2101-647X
Nouvel éditeur au 1er janvier 2016
 

 ARTICLE VOL 1/1 - 2009  - pp.13-14
TITRE
Le management sous contrainte informationnelle

RÉSUMÉ

Il n’est plus suffisant, et loin s’en faut, de collecter l’information utile. Encore faut-il la traiter rigoureusement et savoir la valoriser. Entendons par là : l’exploiter à des fins stratégiques. Cette nécessité est induite par la consécration de la variable informationnelle comme véritable déterminant de la création de valeur. Est-il encore besoin de démontrer à quel point, par exemple, la communication peut être un levier de l’avantage concurrentiel ?

L’intelligence économique revêt donc une dimension plus large que celle de la veille, à deux points de vue. D’abord, parce qu’elle dote l’organisation d’une marge de manœuvre défensive grâce à sa fonction prospective et à sa dimension heuristique, gages deréactivité dans la prévention des risques et la gestion de crise. Ensuite, parce qu’au-delà de son implication dans les processus décisionnels complexes, elle invite l’organisation à agir sur son environnement par la maîtrise des mécanismes d’influence.

Mais l’intelligence économique a ceci de particulier qu’elle constitue un champ d’analyse transdisciplinaire. Délimiter le périmètre d’un corpus théorique communément admis est donc devenu une nécessité pour analyser de manière exhaustive un contexte économique qualifié d’hypercompétition. Ce nouveau domaine de recherche implique aussi bien les scienceséconomiques et de gestion, que les sciences de l’information et de la communication - etplus récemment le droit -, que d’autres corpus encore sont appelés à rejoindre.

La Revue Internationale d’Intelligence Économique s’est donc fixée pour ambition de fédérer les chercheurs et les praticiens autour de problématiques contemporaines parfois complexes, liées à la performance des organisations évoluant dans un contexte de plus en plus incertain et parfois menaçant pour leur survie. Nous espérons ainsi contribuer, modestement certes, à la diffusion d’une culture managériale fondée sur la proactivité. Le volontarisme des acteurs français de l’intelligence économique, par ailleurs, semble propice à la fertilisation croisée : la pratique inspire et enrichit la recherche, tandis que la recherche travaille à l’amélioration et à la diffusion des pratiques. Et la revue en est l’un des points de rencontre.

Dans ce premier numéro, trois thématiques ont retenu notre attention. D’abord, l’intelligence territoriale, parce que la dynamique de réforme de l’État entamée par la loi de décentralisation en 2003 marque l’avènement d’une autonomie croissante des territoires, notamment en matière de développement économique. La reconsidération de la dimension territoriale de la croissance est donc propice à l’émergence d’une politique industrielle d’un genre nouveau. Néanmoins, dans un contexte de concurrence fiscale accrue, les acteurs publics locaux doivent repenser leur stratégie d’attractivité. Ils doivent également soutenir l’activité économique, mais sans déroger pour autant au droit des interventions économiques des collectivités… Se pourrait-il,
alors, que l’information constitue une nouvelle ressource territoriale ?

La revue s’est ensuite intéressée à la question des mécanismes d’influence, à travers un canal de diffusion qui les rend d’autant plus redoutables, que ce canal échappe à tout contrôle a priori (ou presque) : il s’agit d’internet. Les médias incarnent le « quatrième pouvoir », et Internet fait désormais partie intégrante du paysage médiatique. Or chacun d’entre nous peut diffuser à son gré des informations de toutes sortes sur le web. Nous sommes donc tous détenteurs d’un fragment de pouvoir. Ce syllogisme démontre le potentiel de pression ou de nuisance qui peut être exercé à l’encontre d’une organisation, et sa criticité augmente
lorsque la marque, ou la réputation par exemple, constituent le fonds de commerce d’une entreprise. Nos auteurs ont donc cherché, à travers leurs contributions, à expliquer comment se caractérise cette rupture médiologique.

Enfin, la revue consacre un dossier à la méthodologie de l’intelligence économique. De plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer l’automatisation et l’informatisation excessives des activités de veille stratégique. Si les capacités de collecte et de traitement des logiciels sont indéniables, le fruit du processus constitue malgré tout un ensemble de données qu’il reste à valoriser pour en extraire l’information utile. Nos auteurs se sont ici penchés sur deux composantes majeures du travail de l’analyste : comment traiter les signaux faibles,
et comment intégrer l’information stratégique à la prévention du risque.

Pour terminer, Emmanuel Caulier a recensé pour la Revue Internationale d’Intelligence Économique quelques ouvrages qui concourent à notre compréhension de l’environnementstratégique contemporain. Ceux qui vous sont proposés dans la rubrique Lectures abordent des questions aussi bien juridiques, que financières ou géostratégiques. Ils témoignent en celadu caractère transdisciplinaire de l’intelligence économique et contribuent à la constitutiond’un corpus théorique pour cette dernière. A fortiori, le lecteur y puisera des éléments de réflexion plus que jamais placés au coeur de l’actualité.

Nous vous souhaitons une très agréable lecture



AUTEUR(S)
Nicolas MENGUY

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

 PRIX
GRATUIT
   
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